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Fiscalité et Droit

Droits d’enregistrement et mutation immobilière : le coût fiscal d’un achat au Maroc

4 % de droits d'enregistrement, conservation foncière, notaire : le détail des frais fiscaux d'un achat immobilier au Maroc et les exonérations possibles.

Mis à jour le 16 août 2026 3 minutes de lecture

Au-delà du prix affiché, tout achat immobilier au Maroc supporte une couche de frais et droits qui ajoute environ 6 à 7 % au budget  : droits d’enregistrement, conservation foncière, honoraires de notaire. Les connaître avant de signer un compromis évite les mauvaises surprises et permet de calibrer correctement son plan de financement.

Les droits d’enregistrement  : 4 % du prix

Le principal poste est le droit d’enregistrement de la mutation, fixé en règle générale à 4 % du prix de vente pour les biens immobiliers, acquitté par l’acheteur lors de l’enregistrement de l’acte. Ce taux s’applique aussi bien au logement qu’au local commercial ou au terrain. Pour les parts de sociétés et les fonds de commerce, des taux spécifiques s’appliquent, tout comme pour les donations entre parents en ligne directe, qui bénéficient d’un régime réduit.

Conservation foncière et notaire

S’ajoutent les droits de conservation foncière (1 % environ, plus droits fixes) qui garantissent l’inscription de la propriété au titre foncier, et les honoraires du notaire, calculés selon un barème dégressif réglementé. Au total, pour un appartement de un million de dirhams, l’addition des trois postes représente une soixantaine de milliers de dirhams, hors frais bancaires éventuels.

Les exonérations et taux réduits

Plusieurs dispositifs allègent la facture  : les logements sociaux et à faible valeur immobilière bénéficient d’exonérations ou de taux réduits sous conditions de prix et de surface, en lien avec la politique d’aide à l’accession à la propriété ; les apports en société et certaines opérations de restructuration disposent de régimes particuliers ; et les acquisitions par voie de succession ou de donation en ligne directe sont taxées à taux réduit. Chaque cas mérite une vérification préalable auprès du notaire ou de l’administration.

Côté vendeur  : la TPI

Le vendeur, lui, est soumis à la taxe sur les profits immobiliers (TPI) sur la plus-value réalisée, avec des coefficients d’actualisation qui tiennent compte de l’inflation et des exonérations pour l’habitation principale. Dans une négociation, la répartition effective des charges fiscales entre acheteur et vendeur fait partie des points à clarifier par écrit dans le compromis.

Budgéter avant de s’engager

La règle pratique  : provisionner 7 % du prix pour les frais d’acquisition, vérifier l’éligibilité aux taux réduits avant le compromis, et exiger du notaire un décompte détaillé avant la signature définitive. C’est aussi le moment de faire le point sur la fiscalité de l’ensemble du patrimoine, dont l’impôt sur le revenu des loyers si le bien est destiné à la location.

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