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Banque et Assurance

Compte à terme et bons de caisse : les placements sans risque des banques marocaines

Taux, durées, fiscalité : tout savoir sur les comptes à terme et les bons de caisse, les placements garantis des banques marocaines.

Mis à jour le 16 août 2026 3 minutes de lecture

Pour l’épargnant qui refuse tout risque de capital, deux produits bancaires dominent  : le compte à terme et le bon de caisse. Ni glamour ni spectaculaires, ils remplissent néanmoins une fonction essentielle  : faire fructifier une épargne de précaution ou une trésorerie d’attente, à taux connu et capital garanti.

Le compte à terme  : bloquer pour gagner plus

Le principe est simple  : l’épargnant dépose une somme pour une durée déterminée (un mois à plusieurs années) contre un taux d’intérêt fixe convenu à l’avance. En contrepartie, les fonds sont indisponibles pendant la période  : toute sortie anticipée entraîne une pénalité, généralement une perte totale ou partielle des intérêts. Les taux servis suivent de près le niveau du taux directeur de Bank Al-Maghrib et des taux du marché monétaire.

Le bon de caisse  : la version négociable

Le bon de caisse est un titre de créance émis par la banque  : même logique de taux et de durée, mais sous forme de titre cessible, ce qui offre une porte de sortie en cas de besoin. Il vise plutôt les montants conséquents, entreprises comme particuliers fortunés, avec des taux souvent légèrement supérieurs au compte à terme classique.

Quels rendements espérer ?

Les taux varient selon la durée, le montant et la politique commerciale de chaque banque  : la concurrence joue pleinement, et les écarts entre établissements justifient de mettre les offres en concurrence. Avec l’inflation revenue durablement sous la barre des 2 %, le taux réel (taux nominal moins inflation) des dépôts à terme est redevenu positif, ce qui redonne à ces produits un rôle de préservation du pouvoir d’achat.

Fiscalité des intérêts

Les intérêts des comptes à terme et bons de caisse perçus par les particuliers subissent une retenue à la source libératoire (30 % en règle générale pour les comptes nominatifs). Le taux affiché par la banque est donc un taux brut  : pensez à calculer le rendement net avant de comparer avec d’autres placements comme les OPCVM monétaires, dont la fiscalité peut être plus douce selon la durée de détention.

Quelle place dans une stratégie d’épargne ?

Ces produits conviennent à la poche de sécurité  : épargne de précaution, projet à échéance connue, trésorerie en attente d’investissement. Pour le long terme, leur rendement plafonné les destine plutôt au rôle de stabilisateur, aux côtés d’une poche dynamique (actions, obligations ou immobilier) qui porte la performance globale.

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